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Pastoralisme késako ?

Un équilibre entre la nature et l’homme

Le pastoralisme est un mode d’élevage ancestral, où les troupeaux se nourissent en pâturant les ressources spontanées offertes par les milieux naturels plutôt que cultivées par l’Homme.

En s’adaptant à ce qu’offre la nature à proximité, c’est un mode d’élevage extensif qui permet de nourrir les animaux des troupeaux sur toute l’année au fil des saisons. 

Nourrir les troupeaux avec des ressources naturelles spontanées

Un équilibre depuis des millénaires

Des espaces de recherche, d’innovation et d’exemplarité

Une culture pastorale riche 

Mais comment appelle-t-on ?…

Fondements

Nourrir les troupeaux avec des ressources naturelles spontanées

D’abord pourquoi les troupeaux vont-ils en montagne ?

Les éleveurs et bergers déplacent les troupeaux au gré des saisons, en fonction de la présence spontanée de ressources naturelles. L’eau par exemple, mais surtout les ressources fourragères comme l’herbe et les arbustes. Dans nos montagnes, les troupeaux montent en altitude l’été pour profiter de l’herbe fraîche. C’est la transhumance. On dit aussi qu’ils vont en alpage ou en estive, selon la région. Pendant ce temps-là, les prairies en vallée sont fauchées pour faire du foin, qui servira à nourrir les animaux l’hiver. Ce fonctionnement offre une nourriture de qualité tout au long de l’année.

 

Comment les troupeaux se nourrissent-ils  ?

Conduire un troupeau ne se résume pas à déplacer les bêtes d’un point à un autre. Ce savoir-faire implique d’observer et de croiser de nombreuses caractéristiques, souvent environnementales, pour trouver le bon équilibre entre les besoins du troupeau et la préservation des ressources naturelles.

Le rythme de la pousse de l’herbe impose le tempo et le parcours à suivre pour la saison. En fonction du mois et de l’altitude, il faut privilégier certaines zones et se garder d’aller trop vite sur d’autres, si l’on veut être sûr de tenir jusqu’à la fin de l’été. La ressource en eau, la météo, la saison, la faune et la flore sauvages sont autant de facteurs qui déterminent les parcours sur lesquels les éleveurs et bergers guident leurs troupeaux, jour après jour.

HISTOIRE

Un équilibre depuis des millénaires

La dernière grande période glaciaire s’achève vers – 11 000 ans. Elle a profondément modelé le paysage alpin et tenu l’homme à l’écart. Ce n’est qu’à la faveur de variations climatiques apportant des températures plus douces que les bergers du Néolithique ont pu pénétrer depuis la Méditerranée dans des Alpes sauvages. Ce sont avant tout des chasseurs-cueilleurs qui vont petit à petit se sédentariser et devenir pasteurs et agriculteurs.

Vers – 5500 ans, alors que la végétation forestière est à son maximum, les populations installées vont commencer à déboiser les versants les moins escarpés pour créer les premiers pâturages. Les Celtes, les Ceutrons puis les Allobroges marqueront véritablement le paysage alpestre avec des travaux de défrichage d’envergure.

 

 

De l’ère glaciaire à nos jours, la dent des troupeaux et le travail de leurs gardiens ont contribué à donner à la montagne le caractère qu’on lui connaît, et leur présence est plus que déterminante aujourd’hui pour l’entretien et le maintien de ces espaces ouverts.

Pour en savoir plus

Des espaces de recherche, d’innovation et d’exemplarité

Soumis à des contraintes spécifiques liées aux conditions naturelles, à la saisonnalité et à l’isolement, les acteurs du pastoralisme sont ingénieux.

Depuis toujours ils sont attentifs aux innovations diverses dans le domaine de l’habitat et du machinisme et ont parfois été à l’origine de machines ou de procédés astucieux.

Ainsi, l’habitat estival en site isolé a conduit les acteurs du pastoralisme à être parmi les pionniers de l’autonomie énergétique et de la mise en œuvre des énergies renouvelables.
Les travaux en altitude, dans des espaces sensibles, souvent patrimoniaux conduisent à rechercher les innovations permettant de minimiser les impacts : préservation des sols, des milieux aquatiques, utilisation de semences contribuant à la diversité biologique.

Culture

Une culture pastorale riche

L’alpage et l’agro-pastoralisme constituent un patrimoine culturel emblématique, facteur d’identité et d’attractivité.

Les pratiques par lesquelles l’homme valorise les ressources sont à l’origine d’un système pastoral aux facettes multiples basé sur un équilibre fragile entre les vallées et la montagne, entre l’hiver et l’été. Les goûts et les senteurs, les sonorités, les images, les mots pour dire la montagne d’hier et d’aujourd’hui sont les vecteurs de ce patrimoine.

Depuis toujours les pratiques agro-pastorales ont inspiré des chants, contes, sculptures, films , photos… autant de supports qui témoignent de l’importance du pastoralisme dans la culture du monde entier. 

VOCABULAIRE

Mais comment appelle-t-on ?…

Le gardien des troupeaux ?

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Le mot « berger » désigne un gardien de bétail de façon générale. Mais ce mot varie en fonction du type d’animal gardé : vacher pour les vaches, chevrier pour les chèvres, berger pour les moutons.

Souvent, le gardien du troupeau n’est pas le propriétaire du troupeau. Celui-ci appartient à l’éleveur, qui emploi un berger pour s’occuper de son troupeau en montagne lorsque lui-même sera afféré aux travaux de la ferme. Parfois le propriétaire du troupeau et aussi son gardien, on parle alors d’éleveur-berger ou encore d’alpagiste dans les Alpes du Nord.

Le pâturage d’altitude ?

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Le nom plus commun et générique est l’estive, qui signifie littéralement le pâturage d’été. Ce mot peut également désigner la période de l’année où les troupeaux paissent en montagne. Il peut être utilisé un peu partout en France (Alpes, Auvergne, Pyrénées, Jura…)

Dans les Alpes du Nord, le nom couramment utilisé est l’alpage, qui fait référence au massif montagneux et implique une dimension d’altitude.

Dans un jargon plus technique, on parlera d’unité pastorale, qui définit une zone toujours enherbée et où le bétail y est de façon saisonnière, sans retour quotidiennement à la ferme.

Le logement des bergers et éleveurs ?

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Différents logements peuvent abriter les gardiens des troupeaux. De beaucoup de paramètres vont découler le type : l’accessibilité du lieu, le système d’exploitation (Produit-on du lait ?), la durée d’estive à tel endroit…

Pour les installations les plus petites et rudimentaires, on parlera d’abri ou de cabane : généralement situées à des endroits peu accessibles, où il n’est pas possible d’acheminer des matériaux de construction. Parfois ces logements ne servent qu’une partie du temps de l’estive.

Pour des installations plus grandes et commodes, on parlera de chalet : ils sont souvent accessibles par voie carrossable, offrent des approvisionnements en eau et en électricité, sont habités durant toute l’estive. Ils sont souvent réalisés avec les matériaux de l’environnement proche, comme le buron en Auvergne, fabriqué exclusivement en pierre.

Le déplacement des troupeaux d’un lieu vers un autre ?

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La transhumance est la migration périodique du bétail entre les pâturages d’hiver et les pâturages d’été. 

Depuis juin 2020, elle est une pratique reconnue et inscrite au patrimoine culturel immatériel de France et en cours d’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

On parle de transhumance verticale dans les régions montagneuses lorsque les troupeaux se déplacent des fonds de vallée vers les pâturages d’altitude. Localement on parle aussi de l’emmontagnée et la démontagnée

On parle de transhumance horizontale lorsque les déplacements se font d’une région à une autre.

On parle aussi de transhumance hivernale lorsque certains animaux vont migrer durant l’hiver dans des régions plus clémente.

 

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Micro-trottoir "c'est quoi le pastoralisme?"
ILS EN PARLENT…
TEMOIGNAGES
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vache
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Berger, troupeau de brebis et chien de conduite en Ardèche
Pour aller plus loin

Un maillon entre la nature et la société

Loin de se résumer à une question d’esthétique paysagère, l’entretien de l’écosystème alpin permet également la sauvegarde d’une biodiversité exceptionnelle et concourt à la protection des utilisateurs de la montagne. En outre, le pastoralisme est une forme d’agriculture qui favorise un modèle alimentaire durable.

Un maillon entre la nature et la société

Des Hommes, des savoir-faire

 

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icon-quote Le pastoralisme est une activité millénaire résiliente, à la recherche constante d’équilibre
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